BlazBlue Cross Tag Battle – Groovy itchy baby

Lors de sa première présentation, BlazBlue Cross Tag Battle avait réussi à me capturer. Il faut dire qu’il m’en faut peu : quelques personnages issus de la série Persona, personnages eux-mêmes tirés de Arena Ultimax, et voilà déjà que mes yeux brillent.

Ceci étant, je savais aussi que Blazblue est une série très japo-centrée. De même est ainsi sa pratique de DLC, et sa communauté. Tout comme Persona 4 Arena, que j’aurais adoré doser si seulement je n’étais pas le seul, à l’amour foudroyant s’est substituée la raison, faisant que je restais calme et pensif.

Pas déçu des DLC

Puis est venue l’annonce de la politique DLC maison, avec une vingtaine de personnages déjà prêts et pourtant masqués derrière un achat supplémentaire. J’étais furieux : je pensais ces pratiques d’Arc System Works derrière eux. Et enfin, l’acceptation : a enfin été explicitée la démarche du développeur, à savoir de proposer un prix d’appel réduit (40 euros environ) et une partie des personnages en achat supplémentaires (20 euros environ) afin de faciliter l’accessibilité du jeu. Au final, le total s’avère être le même qu’un titre complet.

Cette philosophie précise… me plaît, en vérité. Ne manquait qu’une chose : pouvoir doser confortablement sur Nintendo Switch, le système en ma possession pour lequel il me manque sans l’ombre d’un doute un jeu de baston. ARMS n’a pas su remplir ce rôle, malgré mes efforts (vains) pour tenter de l’aimer.

La sortie en Europe du jeu est gérée par PQube, qui n’a pas encore annoncé de date de sortie précise : nous savons au moins qu’il sortira en juin, comme aux États unis. J’espère que ce dernier ne refera pas les mêmes erreurs qu’à l’époque de la sortie du premier P4A, mais je pense qu’il a retenu la leçon. Il a su gérer Guilty Gear Xrd sans heurts majeurs après tout, et l’administratif lié à la sortie d’un jeu en Europe est aussi à blâmer.

Premier contact

Je digresse. C’est en tout cas dans ce contexte que j’ai pu me plonger, lors d’un weekend fiévreux, dans la bêta américaine du jeu offerte sur PS4 mais aussi Nintendo Switch. Vous l’aurez compris : c’est cette dernière plateforme qui aura reçu mes faveurs. Évidemment, avec une console connectée en Wi-Fi sur une ligne ADSL, difficile de trouver des matchs sans la moindre encombre auprès de mes frères et sœurs weeb d’un autre continent…

Cependant, j’ai pu tout de même faire quelques matchs fluides, et surtout prendre en main le gameplay du titre. Blazblue a toujours été un titre technique, mais cet épisode se veut être surtout une célébration facile à prendre en main du clash entre BlazBlue, Persona, Under Night In-Birth et RWBY, “seules” licences connues au roster pour le moment. Au vu de la présence de RWBY, rien n’interdit que d’autres combattants issus d’autres séries les rejoignent plus tard bien sûr.

Du pur Arc System Works

Cette bêta était d’ailleurs bien fournie en personnages, assez pour déjà se créer une équipe de cœur efficacement. Car oui : ce BlazBlue se joue en équipe, de deux précisément. Autre particularité : il est l’un des rares jeux de combat à ne pas être passé à la 3D, nous offrant toujours de superbes modèles 2D à contrôler aux animations léchées et simplement magnifiques.

La présentation du jeu en tant que telle rappellera à beaucoup Dragon Ball FighterZ (les vrais diront Guilty Gear Xrd bien sûr), puisqu’elle se fait sous forme de lobby. Un accueil central (a priori déconnecté du net) permet d’accéder aux principaux modes de jeu, tandis que le jeu en ligne se fait dans un immense lobby connecté. Nous autres joueurs sommes une nouvelle fois représentés par des versions chibi des personnages, modélisées en 3D. Le plaisir de personnaliser son petit personnage et sa carte de combattant est toujours présent, comme sur tous les autres jeux Arc System Works récents.

Place enfin à la baston, une fois mis en face d’un adversaire sur un socle dédié. Mes mains cramponnées sur ma Nintendo Switch en mode portable, et donc équipée de sa croix déficiente, je ne m’attendais pas à pouvoir pleinement apprécier l’expérience sur cette bêta ; simplement jeter un oeil à BB TAG (comme nous l’appellerons) en chair et en os. Et pourtant : j’ai pu rapidement prendre mes marques.

Simple mais funky

Ce grâce au gameplay du titre. Ici, nous n’avons pas affaire à un Blazblue punitif, mais à son cousin cool, clope au bec et lunettes de soleil sur le nez, venu pour faire du bruit et de la lumière. S’en suit ainsi un gameplay revu à cinq boutons : coup faible, coup fort, casse garde, tag et assist. Deux combos automatiques sur chaque coup, et des coups EX sur le casse garde pour quelques subtilités, mais ne vous y trompez pas : la place est moins faite à la maîtrise qu’au fun instantané, les plus longs combos se basant surtout — comme le veut la tradition des jeux de tag — de la synergie d’équipe.

Loin d’être capable d’en profiter dans ces conditions (ce lag grand dieu), j’ai au moins pu l’observer sur quelques tentatives de ma part : des mix up étranges et des extensions de combo sont bien possibles, ne reste plus qu’à pouvoir jouer au propre. Au delà de ça, la résonance vous blindera de barres si vous perdez l’un de vos combattants, afin de vous donner une nouvelle chance de gagner face à une équipe toujours complète.

Il existe bien d’autres subtilités, mais j’ai déjà perdu ceux ne creusant pas plus que ça les jeux de combat avec le paragraphe précédent. Je statuerai donc sobrement que BlazBlue Cross Tag Battle est un titre dans lequel les affrontements vont vite, dans lequel on a la douce sensation de toute puissance qui nous montre très vite au bout des doigts, et où les barres sont données si facilement que faire des explosions régulières de lumière à l’écran n’est pas un problème. Tout est coloré, funky, et va si vite que cela en devient enivrant.

J’en veux encore

Surtout : qu’est-ce que tout ceci est jouissif ! Si jouer sur la Nintendo Switch, sa croix débattable et de l’ADSL avec des joueurs américains n’a pas réussi à ternir mon plaisir de jeu, c’est preuve que celui-ci est très fort. Malgré le lag, malgré l’imprécision présumée des JoyCon — bien qu’étrangement, je m’y suis fait plus vite que je ne l’aurais imaginé –, Blazblue Cross Tag Battle aura réussi à constamment me donner ce goût de reviens-y caractéristique des très bons jeux.

Connaissant l’éditeur, on ne manquera pas de découvrir à la sortie un mode histoire sous forme de Visual Novel pour nous fournir une excuse malhabile à la fusion de tous ces univers. Nous aurons le droit à nos quelques punchlines entre personnages similaires de mondes différents, et à quelques artworks sublimes. Mais sans même parler de tout cela, puisqu’il est bien trop tôt pour le faire, je suis au moins heureux de vous dire que ce gameplay, ma bonne dame, est à croquer.

Un petit bonbon de jeu de combat qui me rend extatique et me fait saliver d’avance. De simplement intéressé par Blazblue Cross Tag Battle, cette bêta m’aura fait devenir complètement accro. Je me gratte et me gratte métaphoriquement en attendant de retrouver ces lobbys qui ont rythmé mon week-end. Le temps va désormais paraître bien long d’ici à sa sortie en juin, pour laquelle j’ai définitivement besoin d’une date. Me voilà au premier rang pour le récupérer sur Nintendo Switch, et en faire mon jeu de la dose portable en toute tranquillité. C’est là tout ce que je demandais !

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